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Archive for juin 2011

La webtélé… divertissement et marketing

(Contrepied de http://cyridsom.blogspot.com/2011/06/essai-1-webtv-et-relations-publiques.html)

Voilà maintenant quelques années, un nouveau genre de télévision a émergé des nouvelles technologies : la webtélé. Comme l’explique Dijilikoun Cyria Some, étudiant inscrit au cours de communication et changements technologiques, la télévision sur le Web permet de visionner nos émissions favorites, de s’informer et de promouvoir des produits et événements sur la toile. (2011 : en ligne) Dans son article, m. Some affirme que la webtélé est un outil indispensable pour les relationnistes. Comme le mentionne l’étudiant, « l’ordinateur est en train de faire la concurrence aux postes de télévision dans les salons, à cause des potentialités qu’il offre ». (Some, 2011 : en ligne) Ce dernier nomme également plusieurs avantages : la webtélé se distingue par sa simplicité logistique, par son accessibilité et par sa permanence. De plus, la diffusion de contenu sur le Web est beaucoup moins coûteuse que la diffusion télévisée. De plus, il est plus facile d’obtenir des données statistiques de l’auditoire par la télévision Web que par la télévision traditionnelle. Dans un autre ordre d’idées, il faut être vigilant et renouveler continuellement le contenu. Le Web étant de plus en plus interactif, le public a besoin de nouveauté et se lasse rapidement. Bref, mon collègue soutient que la webtélé est un outil indispensable pour les relationnistes.

Point de vue adopté et contre-arguments

Le présent essai se veut un contrepied à l’idée que cette nouvelle technologie soit un outil indispensable pour les relations publiques. En effet, la télévision Web s’adresse davantage au public, et ce, dans le but de divertir plutôt que d’informer.

Comme on le constate sur Internet, la webtélé est davantage considéré comme étant un outil de marketing. (Lacroix, 2009 : en ligne ; Webchercheurs, 2011 : en ligne ; Hub’sales, 2011 : en ligne) En effet, elle permet de valoriser l’image de marque de l’entreprise, permet au public d’adhérer aux valeurs de celle-ci, de s’informer des nouveaux produits, etc. (Lacroix, 2009 : en ligne) Cette récente technologie permet également aux grandes compagnies de répertorier leurs publicités télévisées sur le Web. Il suffit de penser, par exemple, aux géants de la bière tels que Budweiser, Molson Export, Molson M, etc. Ainsi, les internautes peuvent visionner les publicités qu’ils ont aimées, ou celles qu’ils n’ont pas eu la chance de voir, directement sur les sites Internet des entreprises ou encore sur leur canal YouTube. Voici un exemple de publicité venant du canal YouTube de la bière Molson M :


Les différents publics aiment regarder le contenu audiovisuel de leurs compagnies préférées. Adidas a bien compris cette tendance du public. La multinationale a construit une campagne de publicité montrant de grandes vedettes des domaines sportifs et artistiques qui utilisent les produits Adidas dans leur domaine respectif. Ainsi, les danseurs utilisent des vêtements Adidas lors de leurs séances d’entraînement et les joueurs de soccer portent également des chaussures de la marque lors de leurs parties. Ainsi, les publics peuvent visionner les publicités sur le Web afin de se divertir, mais ils peuvent également les partager, s’associer aux produits et aux vedettes mis en valeur et peuvent aussi développer un comportement d’achat. Ces vidéos sont toutes disponibles sur le canal YouTube d’Adidas. Ainsi, il est clair que ces productions audiovisuelles s’adressent au public, et ce, à des fins de promotions.

En addition, le côté informatif de la webtélé est beaucoup plus utile au public qu’il peut l’être en relations publiques ou encore en journalisme. Comme le mentionne Laurent Laplante, les journalistes sont autoguidés par le travail des relationnistes. (dans Dagenais, 1999 : 188) Cela signifie que le relationniste fait tout le travail — il rédige le communiqué, fournit les photos, etc.  – et que le journaliste n’a qu’à publier le tout tel qu’il le reçoit. De toute évidence, ce dernier n’a pas le temps de fouiller sur un site Internet afin de trouver la vidéo, de la visionner et de rédiger en plus de tout cela. D’un autre point de vue, monsieur et madame tout-le-monde, assis dans son salon, aiment bien naviguer sur le Web afin de voir ce qu’on y retrouve. Le public apprécie s’informer de ses compagnies préférées, suivre des feuilletons télévisés ou des séries diffusées sur le Web, etc.

De plus, ailleurs sur le Web, on mentionne que la webtélé sert également d’outil de marketing relationnel. Cela signifie que les compagnies créent des vidéos dans lesquelles elles se servent de leurs créations à des fins de promotions. Par exemple, une manufacture d’ustensiles pourrait créer des vidéos dans lesquelles on présente et on réalise des recettes. Ces vidéos, à double objectif, visent à divertir — dans le présent cas, il s’agit de partager des recettes — le public et visent à promouvoir les produits — ici, il s’agit d’ustensiles — créés par la compagnie. Ainsi, l’internaute, devant son écran, apprend une nouvelle recette, mais enregistre également l’utilité incroyable de ce genre d’ustensile, ce qui crée aussi un comportement d’achat. Du point de vue du public, ce genre de vidéo permet d’apprendre et d’essayer de nouvelles recettes et, inconsciemment, de garnir sa cuisine. (ABC-netmarketing.net, 2006 : en ligne) Évidemment, on se sert de cette technique dans plusieurs domaines.

De plus, il n’existe pas de définition fixe en ce qui concerne les webtélés. En effet, sur le site Techno-Science, on définit la webtélé comme ceci : « Les WebTVs permettent aux internautes de regarder une chaîne de télévision en ligne, de la même manière que les webradios permettent d’écouter des radios. » (2011 : en ligne) Sur le site Définitions Web-Marketing, on peut également lire ceci :

« Il peut s’agir de sites proposant la diffusion de programmes originellement destinés à la diffusion TV [sic] ou de sites se spécialisant dans la production de programmes originaux uniquement destinés à une diffusion sur Internet sous formes [sic] de contenus thématiques (émission sur les échecs par exemple) ou de contenus produits pour le compte d’entreprises. » (2009 : en ligne)

Plusieurs autres sources donnent des définitions également différentes de ce qu’est la webtélé. Cependant, on en retient que les internautes peuvent visionner leurs émissions et leurs films favoris à partir de leur poste informatique. Dans quelques cas, on mentionne le côté promotionnel et marketing de cette technologie. Cependant, les sources et résultats trouvés ne permettent en aucun cas d’affirmer que l’on définit la webtélé comme étant un outil de relations de presse ou de relations publiques.

Contre-exemple

Plusieurs partis politiques utilisent la plateforme Web afin de promouvoir leurs idéologies et afin d’entretenir leur image publique. Cela ne signifie pas nécessairement que ceux-ci savent s’en servir adéquatement. En effet, il est extrêmement facile d’entacher et de détruire la réputation d’une personne, d’une compagnie ou d’un parti politique grâce au Web et même à la webtélé et la vidéo sur demande. Par contre, il en est tout autrement lorsque vient le temps de réparer ce qui est fait.

Il y a de cela quelques années, lors des élections fédérales de 2008, le parti libéral du Canada a lancé un site Web vantant les côtés humains et paternels du chef de l’époque. Peu de temps après, les conservateurs font de même pour monsieur Harper et font également une campagne visant à dénigrer Stéphane Dion. C’est alors que plusieurs publicités anti-Dion ont été publiées. Il y en avait une, entre autre, qui représentait un oiseau qui fiente sur l’épaule ce de dernier. La publicité était sous la forme d’une animation vidéo. (Radio-Canada, 2008 : en ligne) Voici une capture d’écran de la publicité en question :

Ce n’est pas secret, le public est friand de scandales. Il est donc facile de concevoir que ces publicités vidéos ont fait le tour du Web, elles ont été partagées sur les réseaux sociaux, sur les blogues ainsi que dans l’actualité. Bref, afin de réparer le tout, il faut avoir une campagne de relations de presse en béton, inattaquable. Et dans ce cas, les médias traditionnels seront beaucoup plus utiles que la webtélé.

Et l’avenir…

La télévision Web, comme on le constate, n’en est qu’à ses débuts. À ce jour, on compte bon nombre d’émissions disponibles grâce à la vidéo sur demande, mais rares sont celles que l’on est en mesure d’écouter en direct sur le Web. Cependant, il y en a de plus en plus. Il y a encore des lacunes avec les bandes passantes des fournisseurs Web et ce ne sont pas tous les foyers qui sont abonnés à Internet à haut débit.

D’un autre côté, avec les téléphones intelligents qui gagnent du terrain, avec les tablettes électroniques qui captent Internet à partir de n’importe quel endroit, on sait que le grand public s’informe de plus en plus sur le Web grâce à ces innovations technologiques. Peut-être qu’avec les années la télévision traditionnelle laissera sa place à la télévision Web? Peut-être que les grandes stations de télévision diffuseront uniquement sur le Web? Et peut-être même qu’à ce moment la webtélé deviendra un outil indispensable et essentiel aux relations publiques? Toutes ces interrogations demeureront sans réponse pour encore quelques années, voire même plusieurs. La seule chose qui reste officielle est que les nouvelles technologies avancent à un rythme effréné.

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Sources :

[S.A.]. 2006. Les Web TV outil de marketing relationnel. « ABC-netmarketing.com ». En ligne. < http://www.abc-netmarketing.com/Les-Web-TV-outil-de-marketing.html >. Consulté le 17 juin 2011.

[S.A.]. 2011. WebTV. « Techno-Science.net ». En ligne. < http://www.techno-science.net/?onglet=glossaire&definition=7409 >. Consulté le 17 juin 2011.

[S.A.]. 2009. Définition WebTV. « Définitions Web-Marketing ». En ligne. < http://www.definitions-webmarketing.com/Definition-Web-TV >. Consulté le 17 juin 2011.

[S.A.]. 2008. La guerre, une fiente… et des excuses. « Radio-Canada ». En ligne. < http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2008/2008/09/09/002-Dion-Internet-image.asp >. Consulté le 17 juin 2011.

Dagenais, Bernard. 1999. Le métier de relationniste. Québec : Presses de l’Université Laval. 249 pages.

Some, Djilikoun Cyria. Essai 1 : WebTV et relations publiques. « Venez et voyez! ». En ligne. < http://cyridsom.blogspot.com/2011/06/essai-1-webtv-et-relations-publiques.html >. Consulté le 16 juin 2011.

Lacroix, Michel. 2009. La télé d’entreprise, dekessé ? « Un site sur la Webtélé ; Webviz ». En ligne. < http://webviz.ca/web-tele-dentreprise/ >. Consulté le 17 juillet 2011.

Wikipédia. 2011. Télévision. En ligne. < http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9vision >. Consulté le 16 juin 2011.

Webchercheurs. 2011. Création d’une Web TV (réalisation, marketing, produits). « Webchercheurs ». En ligne. < http://www.webchercheurs.com/41/5449-fr-creation-d_une-web-tv-realisation-marketing-produits.html >. Consulté le 19 juillet 2011.

Hub’sales. 2011. La Web TV pour le Marketing et le Corporate. « Hub’sales ». En ligne. < http://www.hub-sales.fr/web-tv-video-en-ligne/l-interet-de-la-webtv/webtvpour-marketing-corporate/ >. Consulté le 19 juillet 2011.

Billet 4, Module 7 : Wikipédia, fiable ou douteux ?

Comme la plupart des jeunes gens de mon âge, j’ai auparavant entendu parler de cette fameuse encyclopédie en ligne : Wikipédia. Personnellement, je n’ai entendu que le côté négatif. Les différents enseignants du secondaire, du CÉGEP et même de l’université interdisent souvent l’utilisation de cette source d’information, prétextant qu’elle n’est pas fiable. Une étude a d’ailleurs été faite en 2007 par un groupe d’étudiants afin de tester la fiabilité de cette source d’information. Ils ont démontré que quelques erreurs étaient restées en lignes pendant plusieurs semaines, alors que d’autres ont été corrigées très rapidement. (Aguila, 2007 : en ligne)

Avant toute chose, il importe de bien comprendre ce qu’est Wikipédia.

L’encyclopédie se définit elle-même comme étant « un projet d’encyclopédie collective établie sur Internet, universelle, multilingue et fonctionnant sur le principe du wiki. Wikipédia a pour objectif d’offrir un contenu librement réutilisable, objectif et vérifiable, que chacun peut modifier et améliorer. » (Wikipédia, 2011 : en ligne) Ainsi, vous et moi pouvons modifier en tout temps n’importe quel article présent sur l’encyclopédie. Les créateurs de ce gigantesque recueil d’information misent sur l’honnêteté des internautes afin d’améliorer le contenu de l’encyclopédie. C’est là qu’est le problème de fiabilité. En effet, un vandale peut très bien décider de réécrire le contenu à sa guise en y insérant des insultes ou des grossièretés. (Delacroix, 2005 : 21)

Cependant, un article présent sur cette encyclopédie en ligne possède presque toujours des références et des sources qui sont listées dans le bas de l’article. Ceux-ci permettent, dans un premier temps, de savoir si les informations présentes sont crédibles et, dans un deuxième temps, de vérifier les informations et le contenu présents dans l’article. Ainsi, lorsque vient le temps d’effectuer un travail, la première étape pourrait être de fouiller sur Wikipédia et ensuite de vérifier la véracité des informations en visitant les différents liens présents dans le bas de la page.

Pour terminer, je ne me suis jamais permis de modifier un article présent sur Wikipédia. Dans un premier temps, j’étais conditionné au fait que ce n’était pas une source fiable et, de ce fait, j’évitais cette encyclopédie. Grâce à ce module et à ce cours, j’en ai appris beaucoup sur ce site Web et je comprends maintenant que le taux de vandalisme sur ce genre de site est généralement bas puisque les internautes les plus actifs réparent le tout en un rien de temps. (Millerand, Proulx et Rueff, 2010 : 342) Et pour ceux que ça intéresse, voici un vidéo expliquant comment créer un article sur Wikipédia.

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Sources :

[S.A.]. 2009.  Wikipedia: Beneath the Surface. En ligne. < http://www.youtube.com/watch?v=QY8otRh1QPc >. Consulté le 1er juin 2011.

Aguila, Nicolas. 2007. «Wikipédia est-il fiable ?». Tom’s guide tech for real life. En ligne. 11 juillet. < http://www.infos-du-net.com/actualite/11150-fiabilite-wikipedia.html >. Consulté le 1er juin 2011.

Delacroix, Jérôme. 2005. Les wikis : espace de l’intelligence collective. Paris : M2 Éditions. 202 pages.

Howcast. 2010. How to create a Wikipedia article. En ligne. < http://www.youtube.com/watch?v=1CwiZIsaM7s&feature=related >. Consulté le 1er juin 2011.

Millerand, Florence, Serge Proulx et Julien Rueff. 2010. Web social : mutation de la communication. Québec : Presses de l’Université du Québec. 374 pages.

Wikipédia. 2011. Wikipédia : À propos. En ligne. < http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:%C3%80_propos >. Consulté le 1er juin 2011.